Agnès Love coach

Hésiter avant d’envoyer un message n’est presque jamais anodin. Ce temps suspendu — téléphone en main, phrase écrite puis effacée — concentre souvent bien plus qu’un simple doute. Il révèle une peur plus profonde, parfois ancienne : la peur de ne pas être aimé, de ne pas compter assez, voire d’être rejeté ou abandonné. Le message devient alors un enjeu affectif disproportionné. Il ne s’agit plus seulement d’écrire, mais de s’exposer.

Pourquoi on se met à hésiter à écrire et envoyer un message ?

Quand on hésite, on met parfois des heures à trouver les bons mots d’un message. Mais en réalité, ce n’est pas tant le contenu du message qui bloque que ce qu’il pourrait révéler une fois envoyé : Un silence. Une réponse distante. Une absence de réaction. Ces possibilités vous font peur et réveillent une question sensible derrière ce message que vous hésitez à envoyer… : Et si je n’étais pas aussi important pour l’autre que ce que je veux ou ressens ?

Sachez que même chez des personnes réfléchies, solides, conscientes d’elles-mêmes, cette peur peut surgir. Car elle touche à quelque chose de fondamental : le besoin d’être choisi, reconnu, sécurisé dans le lien.

Un message est un test inconscient d’amour

Très souvent, sans s’en rendre compte, le message devient un test. Un test d’intérêt. De place. De valeur affective.

Si vous hésitez à envoyer un simple message, c’est que vous n’écrivez plus seulement pour partager, mais pour vérifier :  » Est-ce que l’autre va répondre ? Avec chaleur ? Rapidement ? Est-ce que je compte ? » Plus l’enjeu est élevé, plus le message se charge émotionnellement. Et plus il est chargé, plus il devient difficile à envoyer.

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Plus vous bloquez sur un message, plus vous cherchez à contrôler

Face à cette peur, un réflexe naturel apparaît : vouloir contrôler. Contrôler le moment, les mots, le ton, l’effet produit. Ce besoin de contrôle n’est ni ridicule ni manipulateur. C’est une tentative de protection contre une éventuelle blessure.

Mais le paradoxe est cruel : plus on cherche à maîtriser l’issue, plus on se coupe de la spontanéité du lien. Le message devient tendu, calculé, parfois flou. Et la relation perd en fluidité. La relation commence alors à se déséquilibrer.

Deux situations très fréquentes

Au début d’une relation, l’hésitation est souvent liée à la peur d’aller plus vite que l’autre. On se retient d’écrire par crainte de paraître trop investi, trop disponible, trop attaché. Derrière cette retenue, il y a souvent cette pensée silencieuse : « Et si mon intérêt n’était pas partagé ?« 

Dans une relation installée depuis un long moment, l’hésitation change de nature. Elle n’est plus liée à la nouveauté, mais à un déséquilibre ressenti. Écrire devient lourd, car cela donne l’impression de porter le lien seul, ou de confirmer une asymétrie déjà douloureuse. La peur n’est plus seulement le rejet, mais de constater que l’amour n’est peut-être pas réciproque.

Comment faire concrètement quand on hésite à envoyer un message ?

La première étape est d’identifier et de vous demandez pourquoi vous hésitez. Si vous osez vous dire avant l’envoi : j’ai peur d’être rejeté, ou j’ai peur de ne pas compter… ou toute autre peur » vous changez déjà la dynamique ! La peur cessera d’agir dans l’ombre.

Il est essentiel d’accepter une réalité inconfortable mais libératrice : on ne contrôle jamais la réponse de l’autre à notre message. Chercher le message parfait pour garantir une réaction est épuisant et surtout illusoire.

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Une question simple permet souvent de décider plus clairement si vous pouvez envoyer un message :
Si je n’ai pas la réponse que j’espère, est-ce que je pourrai rester en paix avec le fait d’avoir écrit ?
Si la réponse est oui, le message peut partir.
Si la réponse est non, ce n’est pas un échec : c’est peut-être le signe qu’il faut d’abord apaiser votre peur avant d’agir. (Je peux vous y aider).

En réalité, on ne devrait jamais hésiter à écrire un message

Si l’on y regarde honnêtement, dans un lien fluide et sécurisé, écrire est un geste simple. Naturel. Évident. Lorsque ce geste devient source de tension, ce n’est pas le message le problème : L’hésitation est l’arbre qui cache la forêt. On se focalise sur quoi écrire, quand écrire, comment écrire, alors que l’enjeu réel est ailleurs : la peur du rejet, de l’abandon, de découvrir une vérité douloureuse sur la relation. Alors, rester des heures bloqué sur le message permet d’éviter cette confrontation…. (Tant que le message n’est pas parti, on ne risque rien !)

Dans mes coachings nombreux sont ceux et celles qui hésitent sur le contenu d’un message et mettent des heures voir des jours à préparer un simple sms à leur partenaire. Car leur relation est « compliquée » m’expliquent-ils. Rien de mal à cela ! Mais alors il est temps pour ces derniers de se pencher sur leurs propres insécurités et/ou choix amoureux. Car quand on décortique ensemble, souvent ces personnes font partie des nombreux carencés affectifs (donc dépendants affectifs) qui ont tout simplement perdu ou jamais utilisé leur boussole en amour.

(Si c’est votre cas, je peux vous aider à retrouver votre boussole amoureuse. Il n’est jamais trop tard.)

L’hésitation comme évitement déguisé

Tant que le message n’est pas envoyé, tout reste possible. Ni confirmé, ni infirmé. Ne pas écrire permet de rester dans une zone de contrôle : celle où l’on n’est pas encore confronté à la réalité du lien. Mais cette zone a un coût. Elle maintient la peur intacte, et la fait revenir, encore et encore….

Le vrai travail est en amont

Changer de message ou de formulation ne règle rien durablement. La peur non regardée se déplacera : au prochain message, à la prochaine relation, au prochain silence.

C’est pourquoi certaines personnes hésitent toute leur vie à écrire, à dire, à se montrer. Non pas parce qu’elles ne savent pas aimer, mais parce qu’elles ne se sentent pas suffisamment en sécurité dans le lien. Travailler sur soi n’est donc pas une option secondaire. C’est la SEULE condition pour que les relations deviennent plus simples, plus fluides, plus apaisées.

Pour conclure

Hésiter avant d’envoyer un message n’est pas une faiblesse. C’est un signal précieux. Il indique que quelque chose, en soi, demande à être reconnu, compris, consolidé. Quand on fait face à ses peurs — peur de ne pas être aimé, peur du rejet, peur de l’abandon ou de la trahison — le rapport au message change naturellement. On n’écrit plus pour être rassuré. On écrit parce qu’on en a envie. Et parfois, on n’écrit pas… mais sans lutte intérieure.

Et si cette hésitation vous parle…

Si vous vous reconnaissez dans cette difficulté à écrire, dans ce besoin de contrôle, dans cette peur silencieuse qui vous retient, ce n’est pas un hasard. Cela dit quelque chose de votre histoire affective et de votre manière d’entrer en relation. Ce travail ne se fait pas en surface. Il demande une écoute fine, un espace sécurisé, et un accompagnement qui ne se contente pas de conseils, mais qui aide à comprendre pourquoi aimer est devenu si risqué.

C’est précisément sur ces zones-là que j’accompagne : là où le message devient lourd, là où le lien fait peur, là où l’on n’ose plus être soi. Quand ce travail est engagé, les messages cessent d’être un champ de bataille intérieur. Ils redeviennent ce qu’ils n’auraient jamais dû cesser d’être : un geste simple, libre, vivant.

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