Agnès Love coach

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On s’aime mais on se quitte tout le temps !

On s’aime mais on se quitte tout le temps ! Comment faire ? On les appelle les couples « aller-retour ». Leur fonctionnement : se séparer pour mieux se retrouver, se retrouver pour mieux se séparer. De l’extérieur, on trouve ça fou et intriguant. Par élan de sympathie et par peur de ne pas balayer devant notre porte, on en conclut que c’est leur fonctionnement, leur jolie façon de s’aimer. De l’intérieur, c’est autre chose. Ces couples souffrent, qu’ils fassent l’autruche ou pas. Car une relation aller-retour, c’est épuisant et ça fait souffrir. Comme le résume très justement E. Dillenseger, psychanalyste, ces amoureux « ne sont pas bien ensemble et pas bien séparément ».

Que faut-il faire quand on vit une histoire aussi rocambolesque ?
Faut-il persévérer ? Fuir ? Accepter ?

Le syndrome du hérisson

« Ces couples s’aiment mais ne se supportent pas. Ils vivent dans un lien d’amour et de haine, de liberté et de dépendance. On peut caractériser ces couples de couples passionnels », explique la spécialiste. C’est donc la passion qui les anime. Et la passion, ça rime avec impulsion, excès, extrêmes. Ces amoureux flirtent avec le tout ou rien. Ils s’adorent et se détestent. L’entre deux, qui ne serait autre que le quotidien, n’a pas de place. Si le juste dicton dit « mieux vaut être seul que mal accompagné », eux pensent au contraire, qu’il vaut mieux être malheureux ensemble que l’un sans l’autre.

Pauline, 35 ans, a connu ça pendant sept ans : « On a rompu une bonne quinzaine de fois… et je n’exagère pas. Quand on se quittait, c’était violent – des insultes, des ‘je ne veux plus jamais te voir’ . Une semaine plus tard, on craquait. Il nous était impossible de vivre l’un sans l’autre », confie-t-elle. Julie est, quant à elle, en plein dedans : « On ne parvient pas à faire autrement. A chaque fois que l’on se quitte, c’est pour de bon. Quand on se retrouve, c’est aussi pour de bon. Mais on se ment, on se plante, ça recommence », détaille-t-elle. « On peut les comparer aux hérissons : ils se piquent quand ils se rapprochent et ont froid quand ils s’éloignent », explique la psychanalyste. 

Je ne suis rien sans toi

« La plupart du temps, ces couples ne veulent pas s’avouer qu’ils sont face à un échec. Ils ont peur d’affronter la vie, la solitude, le marché du célibat », analyse E. Dillenseger. Bien sûr, quand on baigne dedans, on a le sentiment (illusoire) de se retrouver « par amour » et non pas par défaut. Le bonheur des retrouvailles a quelque chose de magique : il efface la souffrance. On oublie vite ce que l’on a pu ressentir de si désagréable la semaine ou le mois passé… On a le sentiment de faire le bon choix en revenant. Quel est le bon choix, au fond ? Communiquer, peut-être. Mais au sein même de ce type de relation, chaque discussion peut mener à une nouvelle dispute ou de nouvelles retrouvailles. Bien sûr, la case « communiquer » est essentielle, mais communiquer avec soi peut être un premier pas : A quoi aspire-t-on ? En vrai, est-ce que l’on revient vers l’autre pour les bonnes raisons ?

Les mauvaises raisons de rester :
« Les mauvaises raisons – question d’éclairer – sont : la crainte de vivre seule, de ne jamais trouver quelqu’un d’autre, de perdre toutes nos habitudes qui ont fini par nous constituer. Parfois, on reste aussi pour le sexe, il faut l’avouer. L’entente sexuelle est importante dans un couple, mais elle ne suffit pas à être heureux ensemble. Se raccrocher au sexe, comme preuve que tout va bien est illusoire. Serait-on en train de trouver de fausses excuses ? Toujours. Ces couples ont en commun une forte angoisse de séparation et jouent à se faire peur »

Agnès Love Coach

Séparation définitive ou retrouvailles définitives ?

Le problème, dans ce genre d’histoire, c’est qu’on se détruit, qu’on détruit l’autre et qu’on détruit le couple. La rupture définitive est-elle alors envisageable ? C’est ce que tous les pros de l’amour recommandent face à une telle souffrance.

Bien entendu, ce n’est pas ensemble que l’on sera capable de prendre ce genre décision. Le plus important, c’est que l’un des deux prenne le temps de réfléchir, de se poser les bonnes questions, de décortiquer la situation dans son coin pour prendre la bonne décision. « Il a fini par partir. Terriblement dur, mais aujourd’hui je le remercie », poursuit Juliette. S’il a eu le courage de fermer la porte « pour toujours », c’est parce que Willy a atteint son seuil de tolérance à la souffrance. A un moment donné, ça devient impossible, trop difficile à vivre.

« Parfois, je me dis que je le retrouverai peut-être, mais dans plusieurs années », avoue Julie, qui pense encore à son ex. Les couples qui se remettent ensemble, bien des années plus tard, c’est très rare mais ça existe. Lorsqu’ils retombent l’un sur l’autre, que ce soit voulu ou hasardeux, un sentiment de nouveauté les envahit : après avoir passé des années loin l’un de l’autre, ils se redécouvrent. Une nouvelle personne est là, qui a changé, appris de ses expériences. « Ils se rassurent : ils n’avaient pas tort d’y croire, simplement ils s’étaient rencontrés trop tôt, au mauvais moment, trop jeunes bien souvent (immatures inconscients du mécanisme toxique dans lequel ils se trouvaient). Les retrouvailles confirment leur amour : Ces couples nous enseignent quelque chose : au fond, si cette personne est la bonne, la vie se chargera de nous le rappeler. Laisser du temps au temps, la vraie solution ?

Conclusion

Ces couples « allers retours » doivent s’avouer être dans une relation toxique et oser se quitter. Il est urgent et salutaire qu’ils travaillent sur leur peur de l’abandon ou du rejet chacun de leur coté. Comprendre que la passion détruit. Si les deux comprennent que ce jeu dangereux ne peux qu’aboutir à une rupture définitive un jour ou l’autre, s’ils refusent définitivement de quitter l’autre et se promettent tous les deux d’au contraire tout faire pour rassurer l’autre de sa présence et de son engagement, la relation pourra reprendre. Mais pas au bout de 15 jours ! Il faut plusieurs mois voir années de séparation et de travail sur soi pour abandonner ce fonctionnement toxique et immature.

Le guide à lire absolument.

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