80% des conflits de couple

80% des conflits : Les mécanismes projectifs ! Ces mécanismes consistent à attribuer à l’autre des problèmes de comportements qui sont en fait liés, sans qu’on veuille le reconnaître, à ce que l’on n’assume pas, à ce que l’on ne s’autorise pas. Ces affects sont refoulés ou inavouables. Et ils mettent donc à mal la grande majorité des couples. C’est à 80% la raison des disputes, conflits et séparations, croyez-en les 15 années de recul des Love Coachs dont je fais partie.

En couple, on a recours à ces mécanismes car on ne parvient pas à s’autoriser ce que l’autre s’autorise. On a comme 1er réflexe d’éviter ou de nier nos propres manies, failles, fragilités. Ainsi, on met le focus sur ce qui nous agace chez l’autre au lieu d’avoir le courage d’entendre ce qui nous agace en nous, ce dont on se sent incapable de faire car on a été, dans l’enfance, conditionné, très fortement, pour faire autrement.

Il y a des différences qui n’agacent pas

Car elle ne sont pas le produit de notre conditionnement. Si l’autre nous fait une remarque, on la trouve juste, elle ne nous met pas en colère, elle ne déclenche rien. On est « cool » par rapport à cette différence car nos parents, nos éducateurs ne nous ont pas bridés, empêchés, ou trop guidés et on ne s’est donc jamais « nié » soi même sur ce trait de caractère. Ce sujet donc ne provoque pas de dispute.

Projection qui empoisonne le couple. Exemple concret.

Charlène n’arrive pas à prendre un bouquin et le lire tranquillement, elle a toujours eu du mal à prendre plaisir à la lecture, et pourtant, elle essaye, mais chaque livre lui tombe des mains. Son mari, Jacques, peut rester 3 ou 5h un dimanche à dévorer tout ce qui tombe de sa bibliothèque ou s’illumine sur sa tablette. Elle ne supporte plus cela, le critique de ne pas vouloir sortir avec les enfants, (qui finalement, peuvent jouer tranquillement entre eux ou avec leurs amis). Elle voudrait le week-end ne pas être la seule à faire des projets, ballades, expos… Jacques devient « celui qui ne s’ouvre pas, ne se bouge pas ». Mais c’est en fait elle, sans qu’elle le sache, qu’elle ne supporte pas. Car il lui est trop difficile de reconnaitre qu’elle ne peut parvenir à se pauser, se concentrer sur un livre qu’elle aimerait pourtant dévorer : elle aimerait finalement être capable de prendre du plaisir à la lecture. Cette focalisation de l’attention peut mener un couple à sa rupture.

Conseils pour tenter de mieux gérer cette tendance à attribuer à l’autre ce que l’on refuse de supporter chez soi.

Qu’est-ce que la projection ?

Projeter, pour le dire simplement, c’est accuser l’autre plutôt que s’accuser soi-même. Chacun peut reprocher à son partenaire ce qu’il n’arrive ou ne s’autorise pas à faire pour lui-même : sortir plus souvent, faire du sport, avoir des moments seuls, ne pas faire son lit, lâcher sur les questions de ménage… Lorsque les deux sujets du couple sont concernés par la projection, on parle de projections mutuelles, et s’en suivent alors des conflits interminables naissant des frustrations de l’un et de l’autre (on verra cela en dernière partie).

Pour donner un autre exemple concret, nous pourrions illustrer notre propos par l’histoire suivante :

« Charlotte qui reproche à son mari Guillaume de ne pas être assez ordonné au sein du foyer ; serait en fait frustrée de ne pas pouvoir jouir de la liberté dont jouit son partenaire à savoir celle de ne pas être sur-discipliné par rapport au fait de ranger ».

L’autre n’est ainsi plus perçu pour ce qu’il est objectivement, réellement, mais tel qu’il est selon la grille émotionnelle de l’autre, compliquant ainsi radicalement la possibilité de communiquer puisque Guillaume est « victime » des projections de Charlotte. Guillaume a des moindres exigences sur le ménage et le rangement, et elle prend donc tout en charge et son plaisir d’une maison rangée, d’un frigo plein, d’une voiture toujours propre, prend des proportions qui ruinent l’ambiance de la famille. Elle déresponsabilise son partenaire, ses enfants, qui ne font jamais « assez bien » sont fainéants. Elle s’épuise nerveusement à être cette femme dont la mère pourrait être fière. Sa mère lui ôtait son amour si elle ne correspondait pas à cette petite fille obéissante et ordonnée. Et quand son mari lui propose de lâcher du lest, d’aller au resto ce week end et qu’un frigo vide une fois dans sa vie est une vraie expérience à vivre pour elle et ses enfants, elle est persuadée d’être dans l’éco-système qui protège tout le monde. Elle devrait aller chercher en elle cette petite fille qui très tôt a filé droit. Elle en a certainement souffert à l’époque (sinon, elle ne serait pas aussi malheureuse aujourd’hui dès que ses exigences ne sont pas respectées).

Deux miracles pour Charlotte à la suite d’un coaching.

  • Hauteur de vue : Un an plus tard, Charlotte n’est pas forcément moins exigeante, mais elle s’amuse de son besoin d’ordre car elle se voit se débattre avec son petit démon de l’enfance qui ressurgit lors du rangement. Elle a pris du recul. Elle se laisse emporter par son partenaire vers des projets de « dernière minute » sans avoir besoin de tout ranger avant de partir.
  • Elle n’a pas choisi son partenaire par hasard : il est précisément là pour la faire grandir : En effet, elle a pris conscience que son choix de partenaire n’était pas vraiment un hasard …. mais lié à son traumatisme enfantin . Elle l’a choisi pourquoi ? Car, précisément, Guillaume était là, avec son niveau en dessous de la moyenne sur le rangement, pour « assouplir  » sa personnalité et venir  » embrasser  » son côté bohème, son aspiration à être plus libre, même parfois désinvolte qui peut avoir, aussi, du bon dans certains moment et situations de vie.

Faire un travail d’introspection, mais comment ?

Alors, comment arrêter de projeter sur l’autre des choses que l’on refuse de considérer comme étant les nôtres ? Avant toute chose : prendre conscience que si votre conjoint(e) n’est pas parfait, personne ne l’est, et c’est à vous de tenter d’opérer un mouvement d’introspection pour discerner ce que vous attribuez réellement à l’autre de façon objective, et ce qui pourrait venir de vous mais qui demeure refoulé car intolérable à vivre quand vous étiez enfant.

Communiquez avec votre partenaire.

Posez-vous la question de savoir « Quelle est la part de ce qui m’appartient sur laquelle il est possible de travailler ? ». Charlotte pourrait ainsi se demander si sa manie du rangement ne serait pas liée au fait que, lorsqu’elle était enfant, sa mère lui ait toujours demandé de ranger ses jouets, à peine avait-elle fini de jouer. A partir du moment où vous avez cette réponse, essayez d’en parler à votre partenaire. Prévenez-le que vous avez pris conscience que vous pouviez à certains moments lui reprocher des choses qui en fait vous concernent. Charlotte pourrait ainsi dire à Guillaume : « J’ai conscience que parfois je m’énerve un peu trop en voyant que tu n’es pas aussi ordonné que je le voudrais. Mais peut-être que c’est aussi à moi d’être moins à cran sur ces choses là. »

Tentez, ensemble, de faire en sorte que ces disputes se fassent de moins en moins fréquentes. Votre partenaire peut ainsi s’engager à vous reprendre gentiment lorsqu’il sent que vous allez lui attribuer ce qui en réalité vous appartient, et de cette manière, le conflit pourrait s’estomper et vous pourriez même en arriver à parler des raisons pour lesquelles vous avez cette tendance là.

Ainsi les projections en amour peuvent parfois être fatales pour votre couple si elles ne sont pas a minima conscientisée à travers un travail introspectif, puis verbalisées avec la personne qui partage votre vie. Un exemple de projection qui pourrait être fatale : : « …tu fais CI…..cela m’est insupportable, tu ne changes pas, je n’en peux plus, je veux divorcer… » alors que le fond du problème n’est pas tant l’autre, mais soi-même. Il est normal que chacun puisse avoir tendance à reprocher à l’autre des choses qu’il ne supporte pas chez lui. Cependant, il est important d’essayer de comprendre les motivations de ces affects négatifs pour pouvoir les résoudre et vous permettre de retrouver une dynamique de couple moins portée sur le conflit mais plus sur la compréhension de l’autre et la volonté de le voir de façon objective, et non plus empreinte de vos propres affects.

Un exemple de projections mutuelles

Deux personnes en couple peuvent être folles amoureuses l’une de l’autre, lorsque la jalousie s’installe, elle fait des ravages. Il s’agit sans doute de l’un des exemples de projections mutuelles le plus explicite et flagrant. En effet, si Lola et Nicolas sont tous deux jaloux, c’est parce que l’un comme l’autre, la fragilité de leurs assises narcissiques et de leur amour propre les pousse à penser qu’ils ne se méritent pas. Ainsi, par peur de se perdre, ils se font des crises mutuelles de jalousie dans lesquelles ils projettent sur l’autre leur propre insécurité, en « pingpong ». Le mieux, pour éviter les crises, serait pour Lola et Nicolas, de travailler sur leurs angoisses respectives individuellement d’abord, puis à deux, de sorte à fluidifier la connexion et permettre à leur couple de repartir sur des bases saines de confiance en soi, en l’autre, et en leur couple.

Pour devenir un vrai beau couple il est essentiel de pouvoir se libérer de ses projections, d’avoir conscience que ce que nous reprochons à l’autre nous appartient finalement en un sens.

© Love intelligence

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Agnès, votre Love Coach

Agnès 06 70 17 79 23

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